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vendredi 31 mai 2013

Festival de Cannes - Bilan

Désolé pour ce long silence, mais j'ai été très occupé ces dernières semaines par le festival de Cannes où j'ai pu voir 15 films, aussi bien de la compétition officiel que des sélections parallèles !

Voici mon palmarés :
La vie d'Adèle
The lunch box
Nebraska
Sarah préfère la course
Jodorowsky's dune


Nos héros sont morts ce soir
All is lost
Last day on mars
Behind the candelabra

 Dansa de la realidad
Borgman
Kohlhaas


Grigri
Los duenos


Tip top

J'aurai l'occasion de voir sur Paris, le week end prochain, quelques films que j'ai loupés :
-Le passé
-Gatsby
-only god forgive
-Salvo
-The Major
Je compléterai alors mon palmarès.

Si vous souhaitez des avis sur certains de ces films, n'hésitez pas à me le demander dans les commentaires...



samedi 13 avril 2013

Cloud Atlas - Wachowski & Tykwer (2013)

Synopsis : À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié. (source allociné)

Avis : Il parait (moi, je n'en ai aucune souvenir) que j'ai essayé de lire le livre et que je l'ai détesté.... Pourtant, j'ai adoré le film. Les 6 histoires s’entremêlent de manière fluide,  interagissant parfois l'une sur l'autre de manière surprenante. Les passages d'une histoire à l'autre sont toujours très travaillés visuellement, créant une atmosphère commune à ces 6 histoires pourtant très différentes. Les mêmes acteurs jouent jusqu'à 6 rôles différents (j'avoue ne pas les avoir toujours reconnus tellement les maquillages sont bluffants) ce qui laisse penser à la réincarnation. Et ce qui est tout à fait inédit, c'est que suivant les périodes, ils jouent soit les gentils soit les méchants. Ce film est riche de détails visuels, de détails scénaristiques, ce qui donne envie de le revoir pour s'intéresser plus particulièrement aux détails secondaires qui foisonnent dans le film.

Bonus : une réflexion des réalisateurs et des acteurs sur les multiples possibilités de ce film...


mercredi 10 avril 2013

Oblivion - Joseph Kosinski (2013)

Synopsis : 2077 : Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui.

Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu’il reste de la Terre, la vie "céleste" de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu’il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d’événements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu’il croyait savoir. (source : allociné)

Avis : Oblivion est un film assez classique d'anticipation (une guerre qui a détruit la moitié de la planète, une course contre la montre pour la survie de l'espèce humaine qui dépend, bien sûr, du héros...) Et pourtant, tout son intérêt repose sur une succession de révélations, plus ou moins attendues, qui s'enchainent jusqu'à la dernière minute. Les images sont belles, les prises de vues travaillées. On navigue dans trois ambiances plutôt bien réalisées : un futur aseptisé (comme dans Antiviral du fils Cronenberg), un monde dévasté par la guerre où vivent une poignée de survivants (comme dans Matrix), la planète terre revenue à l'état sauvage (comme dans les reportages d'Ushuaïa).
Le film a un rythme lent, voire trop lent, constat que j'avais déjà fait pour le précédent film du réalisateur (Tron l'héritage). Kosinski prévoit d'adapter prochainement Black Hole, une bande dessinée de Charles Burns. Du coup, ça m'a donné envie de la lire et de la mettre dans ma PAL (pile de livre à lire).

Bonus : Une vidéo montrant les coulisses du Techoptère...



samedi 23 mars 2013

Jappeloup - Christian Duguay (2013)

Synopsis : Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988. (source : allociné)

Avis : C'est un film qui aurait pu être un bon film si la réalisation avait été meilleure : les dialogues longs à n'en plus finir et les trop nombreuses péripéties nuisent au film, qui perd tout son rythme. Même les images de compétitions et de chevaux, qui sont traditionnellement cinégéniques, sont ici insipides et sans intérêt. Les acteurs font le minimum syndical. Bref, c'est un film décevant...

lundi 18 mars 2013

Des Saumons dans le desert - Lasse Hallström (2012)

Synopsis : Lorsqu’un richissime cheikh du Yémen se met en tête d’introduire des saumons dans les rivières de son pays, tout le monde pense qu’il s’agit d’une pure folie. Pourtant, entre volontés politiques et coups du destin, une jeune chargée d’affaires, Harriet, et un scientifique, Fred, vont se retrouver obligés de concrétiser ce rêve insensé. Même si le projet est un vrai casse-tête, l’aventure tombe plutôt bien pour Fred et Harriet, dont la vie privée n’est pas au beau fixe… À travers les voyages, les rencontres et les innombrables péripéties que ce programme surréaliste occasionne, tous deux vont découvrir l’existence sous un jour différent. La pêche miraculeuse du cheikh va-t-elle servir d’appât à l’amour ? (source : allociné)

Avis : Une comédie romantique anglaise de bonne tenue qui arrive à nous faire croire à un postulat de départ un peu fou : pourquoi ne pas pécher dans le Yémen ? Le scénario atypique tient la route et débouche même sur une conclusion que j'ai trouvé belle et humaniste. Ewan McGregor campe très bien son personnage de chercheur un peu autiste qui s'émancipe dans ce projet. Ame Waked est fabuleux, il donne envie d'aimer son personnage (le Cheikh). Seul Kristin Scott Thomas m'a laissée totalement indifférente. Je l'ai même trouvée ennuyeuse. Cette comédie anglaise a fait peu de bruit lors de ça sortie, ce qui est dommage car elle est agréable à regarder.

samedi 9 mars 2013

Möbius - Eric Rochant (2013)

Synopsis : Gregory Lioubov, un officier des services secrets russes, est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires russe. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Gregory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible, qui va précipiter leur chute ? (source : allociné)

Avis : Je n'avais pas du tout prévu d'aller voir ce film. J'étais partie pour enfin découvrir Argo (que je n'ai toujours pas vu au passage), mais la séance était complète. Le copain avec qui j'allais au ciné a donc choisi un autre film : Möbius. J'avais beaucoup de préjugé sur ce film (du fait d'avoir trop vu la bande annonce notamment) et finalement, il n'est pas trop mal. J'ai mis beaucoup de temps à me faire à l'idée que Jean Dujardin jouait un personnage russe, ce qui m'a déstabilisé au début.
 Ce n'est pas, comme on pourrait s'y attendre, un film d'espionnage, mais plutôt un film d'amour... Il y a très peu de scène d'action, tout est dans les conversations, les non dits, les jeux de regard,... Le réalisateur dit même : "Il faut que les spectateurs aiment regarder Jean et Cécile s'aimer". Un film à découvrir.

Le petit plus : un making off !


dimanche 3 mars 2013

La Chèvre - Francis Weber (1981)

Synopsis : La fille du Grand PDG Bens est tellement malchanceuse qu'elle se fait enlever alors qu'elle est en vacances au Mexique. Pour la retrouver, son père engage le détective privé Campana qu'il associe à un gaffeur invétéré dans l'espoir qu'il le rapproche de sa fille... (source : allociné)

Avis : J'avais jamais vu ce film, et je ne connaissais pas non plus la paire Richard/Depardieu. Et j'avoue avoir été agréablement surprise ! Les situations sont cocasses, les dialogues succulents et l'intrigue facile à suivre. Il faut toutefois garder à l'esprit que c'est un film des années 80 avec un rythme lent.
 
Je pense que je le reverrais avec plaisir.

J'ai une question pour vous (pour l'instant personne n'a su me donner la réponse) : Pourquoi ce titre ? Pourquoi la chèvre ?


Extrait : Je vous présente ma scène préféré !


Sublimes créatures - Richard LaGravenese (2013)

Synopsis : Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes.
Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle.
Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret.
Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres… 

Avis :  Comme je m'y attendais, c'est un film pour adolescente voulant surfer sur la vague de Twilight (amour impossible, monde magique...). Cette fois-ci, je n'avais pas lu le livre avant d'aller le voir et j'espère sincèrement que le livre est meilleur que le film : personnage sans vraiment de charisme, histoire qui traine en longueur, doublage très mal réalisé... Ce n'est vraiment pas le film de l'année mais il se laisse regarder quand on n'y attend rien de plus qu'un divertissement.

samedi 23 février 2013

Syngué sabour : pierre de patience - Atiq Rahimi (2013)

synopsis : Au pied des montagnes de Kaboul, un héros de guerre gît dans le coma ; sa jeune femme à son chevet prie pour le ramener à la vie. La guerre fratricide déchire la ville ; les combattants sont à leur porte. La femme doit fuir avec ses deux enfants, abandonner son mari et se réfugier à l'autre bout de la ville, dans une maison close tenue par sa tante. De retour auprès de son époux, elle est forcée à l'amour par un jeune combattant. Contre toute attente, elle se révèle, prend conscience de son corps, libère sa parole pour confier à son mari ses souvenirs, ses désirs les plus intimes... Jusqu'à ses secrets inavouables. L'homme gisant devient alors, malgré lui, sa "syngué sabour", sa pierre de patience - cette pierre magique que l'on pose devant soi pour lui souffler tous ses secrets, ses malheurs, ses souffrances... Jusqu'à ce qu'elle éclate !

Avis :Après Wadjda et l'Etrangère, me voila de nouveau face à un film  dont le sujet principal est l'aliénation des femmes. On y parle aussi du poids de la religion utilisée avant tout pour dominer et tuer, de l'absurdité des guerres qui s'autoentretiennent mais aussi de l'espoir d'une évolution des esprits vers plus de lumière. L'actrice Golshiftef Farahani (que j'avais déjà adoré dans A propos d'Elly) atteint des sommets : fusion de la force et de la fragilité, de la détermination et de la soumission, elle incarne néanmoins la figure bouleversante d'une femme qui tente d'acquérir son émancipation par la parole. Ce film est à voir, autant pour son sujet que pour la maîtrise de la réalisation.


Extrait : "Mon père parlait d'une pierre. D'une pièrre magique et légendaire..."


mardi 19 février 2013

Passion - Brian de Palma (2013)

synopsis : Deux femmes se livrent à un jeu de manipulation pervers au sein d'une multinationale. Isabelle est fascinée par sa supérieure, Christine. Cette dernière profite de son ascendant sur Isabelle pour l'entraîner dans un jeu de séduction et de manipulation, de domination et de servitude.

Avis : La première chose qui ressort de ce film, c'est son univers, son ambiance. De Palma signe un film à l'esthétique léchée, travaillée. Il joue sur la lumière, la mise en scène, le montage pour nous faire entrer dans sa vision du monde. L'histoire démarre doucement, en prenant son élan grâce aux multiples facettes des personnages et se termine en apothéose après de nombreux retournements de situation. Au final, on a l'impression de voir trois films en un (manipulation au travail - enquête policière - vengeance). En sortant de ce film, on se rend compte qu'il est d'une électrique froideur et qu'il ne nous a laissé que peu de répit.


lundi 18 février 2013

Wadjda - Haifaa Al Mansour (2013)

Synopsis : Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles.
Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l’argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée.

Avis :  Un film léger et touchant, qui comme l'Etrangère, parle de la condition des femmes dans une société profondément machiste, mais cette fois-ci en Arabie Saoudite (d'ailleurs, Haifaa Al Mansour est la première femme réalisatrice de ce pays). Wadja, mini rebelle aux converses, va tout faire pour réaliser un rêve d'enfant, faire une course à vélo avec son ami Abdallah... Elle jongle entre son rêve et ses obligations et réussi à conjuguer les deux le temps d'un concours de récitation coranique. La réalisatrice réussit l'exploit de faire ce beau film sans colère ni provocation et pourtant, c'est un film véritablement féministe où la Femme est mise en valeur. Le film est porté par une excellent jeu d'acteur, notamment la jeune Waad Mohammed qui interprète Wadjda.

Bonus : un commentaire de la réalisatrice (sur le site prettypictures.fr) :
"Je suis si fière d’avoir écrit et mis en scène le premier long métrage jamais réalisé dans le Royaume. Je viens d’une petite ville en Arabie Saoudite où on trouve beaucoup de petites filles comme Wadjda. Des petites filles qui ont de grands rêves, de fortes personnalités et tant de potentiel. Des petites filles qui peuvent, et pourront re-façonner et re-définir notre nation.
J’espère sincèrement que le film offre une vision intérieure unique de mon pays, et qu’il parlera à tous, à travers ces thèmes universels que sont l’espoir et la persévérance."

mercredi 13 février 2013

L'Etrangère - Feo Aladaq (2011)

synopsis : Pour protéger son fils de son mari violent, Umay, une jeune femme turque d’origine allemande, quitte Istanbul et retourne vivre dans sa famille à Berlin. Mais les membres de sa famille, prisonniers des valeurs de leur communauté, ne l’accueillent pas comme elle l’espérait. Umay est obligée de fuir à nouveau pour épargner le déshonneur aux siens.

Avis :  Un film bouleversant et magnifique qui a reçu 5 prix (dont le label Europa cinemé au Berlinale de 2010) et a été 13 fois nominé... Un coup de cœur, en ce qui me concerne, tellement le personnage d'Umay est magistralement interprété par Sibel Kikilli. (Head On, son premier film est en tête de liste de ma FAV - Film à Voir). Ce film nous fait entrevoir le poids des traditions familiales dans la communauté turque, qui conduisent ici à des excès irréversibles (la fin est tout simplement horrible...). Mais c'est bien plus qu'une certaine partie de la communauté turque qui est visée, ce sont toutes les violences faites au femmes à cause du qu'en dira-t-on qui sont ici dénoncées ! Merci à Feo Aladaq d'avoir oser traité ce sujet dans ce premier film en tant que réalisatrice.

Bonus : Pour le plaisir des yeux, voici quelques images d'Umay interpreté par Sibel Kikilli.






lundi 28 janvier 2013

Collateral - Michael Mann (2004)

Synopsis : Max est taxi de nuit à Los Angeles. Un soir, il se lie d'amitié avec une dénommée Annie Farrell, une belle femme procureur montée à l'arrière de son véhicule. Quelques minutes plus tard, c'est au tour d'un homme prénommé Vincent de monter dans le taxi. Un businessman, selon toute apparence, avec un emploi du temps chargé : pas moins de cinq rendez-vous à tenir dans la nuit. Max accepte de lui louer ses services jusqu'au petit matin, en échange de 600 dollars.
Premier arrêt. Vincent entre dans un immeuble. Un coup de feu éclate aussitôt, un corps plonge dans le vide, s'écrasant sur le toit du taxi. Vincent redescend et, sous la menace de son arme, oblige Max à dissimuler le cadavre dans le coffre et à reprendre son mortel périple.
Un chauffeur de taxi, un tueur implacable, cinq "cibles" à éliminer, des agents des stups et une équipe du FBI... Leurs destins se joueront cette nuit...

Avis : Je sais pourquoi je ne regarde plus de film à la TV. Deux coupures, ça casse totalement le rythme du film. Du coup, j'ai décroché après la seconde coupure pub et j'avoue que la scène de la fusillade dans la boite de nuit m'a parue, comment dire, molle et totalement irréaliste. Heureusement, l'intrigue reprend sur les chapeau de roue juste après pour un chouette final. Du coup, je reste sur une note plutôt positive alors que j'ai failli arrêter le film en court de route ! Un bon Michael Mann et un rôle atypique pour Tom Cruise.



dimanche 27 janvier 2013

Je veux seulement que vous m'aimiez - Rainer Werner Fassbinder (1976)

Synopsis : Le jeune Peter purge une peine de dix ans pour le meurtre d’un patron de café. Il raconte son histoire au psychologue de la prison. Peter est attentionné, généreux, serviable, mais timide et écrasé par ses parents...

Avis : J'avais adoré "le monde sur le fil" et j'étais curieuse de découvrir ce film mis en avant à l'UGC cette semaine. Et j'ai été assez partagée. On retrouve bien l'ambiance des films de Fassbinder (cadrage, prise de vues, temporalité) mais l'histoire est cousue de fils blancs et l’utilisation des flashbacks inapproprié. Je ne conseille pas de commencer par ce film pour découvrir le travail de Fassimber mais il vaut le coup d'être vue en regard de l'ensemble de son œuvre...

Renoir - Gilles Bourdos (2012)

Synopsis : 1915. Sur la Côte d’Azur. Au crépuscule de sa vie, Auguste Renoir est éprouvé par la perte de son épouse, les douleurs du grand âge, et les mauvaises nouvelles venues du front : son fils Jean est blessé… Mais une jeune fille, Andrée, apparue dans sa vie comme un miracle, va insuffler au vieil homme une énergie qu’il n’attendait plus. Éclatante de vitalité, rayonnante de beauté, Andrée sera le dernier modèle du peintre, sa source de jouvence.
Lorsque Jean, revenu blessé de la guerre, vient passer sa convalescence dans la maison familiale, il découvre à son tour, fasciné, celle qui est devenue l’astre roux de la galaxie Renoir. Et dans cet éden Méditerranéen, Jean, malgré l’opposition ronchonne du vieux peintre, va aimer celle qui, animée par une volonté désordonnée, insaisissable, fera de lui, jeune officier velléitaire et bancal, un apprenti cinéaste…

Avis :Un film tout en douceur (comme les peintures de Renoir), tout en lumière (comme les peintures de Renoir), tout en lenteur (comme les films de Renoir) qui fait la part belle au fils cinéaste au dépend du père peintre. Une très jolie interprétation du personnage d'Andrée Heuschling (dit Dédé) qui lui rend hommage, elle qui donna le gout du cinéma à Jean et qui fini oubliée par tous.
Je suis contente d'avoir vu ce film, mais je ne pense pas que j'aurai envie de le revoir un jour... Par contre, il m'a donné envie de redécouvrir les films de Renoir.

Petit hommage :
Auguste Renoir

Jean Renoir


dimanche 20 janvier 2013

Alceste à bicyclette - Philippe Le Guay (2013)

Synopsis : Serge Tanneur était un grand comédien, avant de se retirer des feux de la rampe. Depuis trois ans, il vit en solitaire sur l'Île de Ré, passant le plus clair de son temps à sillonner à vélo ce pays battu par les vents. Son confrère Gauthier Valence, dont la carrière est au sommet, se prépare à reprendre 'Le Misanthrope' de Molière, et souhaiterait voir Serge dans le rôle-titre. Mais Serge se montre difficile. Avant de s'engager, il suggère à Gauthier de répéter ensemble pendant une semaine...

Avis : Un film ennuyeux, sans rythme, ou deux acteurs se "branlent" intellectuellement en déclamant du Molière.

lundi 14 janvier 2013

La part des anges - Ken Loach (2012)

Synopsis : A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque - une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent…

Avis :  Grâce aux incontournables UGC, j'ai enfin pu voir ce petit chef d’œuvre que j'avais loupé à Cannes et ensuite dans les salles l'année dernière. J'adore Ken Loach comme réalisateur parce qu'il ancre toujours ces histoires dans une réalité sociale forte et qu'il déniche souvent de nouveaux acteurs tout simplement fabuleux. Ici, c'est Paul Brannigan qu'il nous fait découvrir et j'avoue avoir un faible pour cet acteur. J'irai voir Under the skin juste pour sa présence dans le casting. Pour un Ken Loach, ce film est extrêmement joyeux et positif. On a beau attendre la tuile qui va transformer ce jolie conte en cauchemar, elle ne vient pas. Et l'on ressort de ce film avec le sourire au lèvres.

Et pour couronner le tout, l'affiche (que j'affectionne tout particulièrement) a été faite par Tomy Ungerer, un célèbre autour de jeunesse dont le livre Jean de la Lune adapté pour le cinéma est actuellement dans les salles obscures !

Bonus : Pour votre plaisir (et surtout le mien), voila quelques photos de Robbie (Paul Brannigan) en supplément.





samedi 12 janvier 2013

Cloclo - Florent Emilio Siri (2012)

Synopsis : Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…
Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.

Avis : Un film tout en longueur. Faut dire qu'il dure plus de 2H30. J'avoue ne pas avoir été impressionnée par la prestation de Jérémie Renier, alors que j'avais choisi de voir ce film pour ça. Même si le film tient la route, j'en suis sortie déçue.

Le monde de Charlie - Stephen Chbosky (2013)

Synopsis : Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un "loser". En attendant, il reste en marge - jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.

Avis : Malgré un scénario on ne peut plus classique, on se laisse facilement entrainer dans l'histoire, notamment grâce aux jeux des acteurs (mention toute particulière à Emma Watson que je trouve toujours aussi ravissante). Un bon moment, un joli film, un chouette souvenir.

mardi 8 janvier 2013

Cinéma Paradiso - Guiseppe Tornatore (1988)

Synopsis : Alfredo vient de mourir. Pour Salvatore, cinéaste en vogue, c'est tout un pan de son passé qui s'écroule. On l’appelait Toto a l'époque. Il partageait son temps libre entre l'office où il était enfant de chœur et la salle de cinéma paroissiale, en particulier la cabine de projection où régnait Alfredo...

Avis :  J'ai eu un coup de cœur pour ce film. Sûrement parce qu'il me rappel mon stage en tant que projectionniste et tous les bons moments qui y sont liés. Mais c'est aussi parce qu'il fait revivre le cinéma d’antan, un moment de partage et de lien pour une communauté. L'interprétation des acteurs y ait aussi pour quelque chose : Toto et son éternel enthousiasme pour le cinéma et Alfredo, bougon, mais tellement paternel avec Toto. Enfin, la musique d'Ennio Morricon qui prend au tripe et qui m'ouvre les portes du cinéma Paradiso à chaque fois qu'elle retenti. (BO a écouter ici)

Extrait :